Le Col de la Masse. Au centre, on distingue la piste reliant la digue du barrage hydroélectrique de Plan d'Amont au pont de la Sétéria. En bas à gauche, le bout du lac de Plan d'Amont. Prise de vue en direction de l'ouest, depuis le sentier GR®5 près du refuge de la Fournache.
14/06/2007
15/06/2012
14/06/2007
15/06/2012
14/06/2017
Présentation
Cette eau verte en contrebas, c'est celle du lac de barrage de Plan d'Amont, construit en 1956 pour compléter la retenue du barrage de Plan d'Aval. Celui-ci reçoit les eaux captées par EDF dans les vallons de l'Orgère, de Polset et d'Entre-Deux-Eaux, amenées par des conduites souterraines de plusieurs dizaines de kilomètres creusées dans la montagne. Le barrage de Plan d'Amont ici, ne reçoit que des eaux de fonte des neiges et de précipitations, pour un volume de 8 millions de m3, qui sont ensuite turbinées et transformées en électricité à Avrieux. Le niveau du lac du barrage n'est par conséquent pas constant, baissant en fin d'été, et laissant apparaître alors une bande grise bien visible sur cette image, appelée « bande de marnage ». Aujourd'hui, la société de pêche d'Aussois y gère une population de truites fario et de truites arc-en-ciel et depuis 2006 d'ombles chevaliers, qui se reproduisent naturellement. Au premier plan en bas, une ruine de grange ponctue la pente. Elle rappelle que celle-ci était autrefois pâturée par les troupeaux à l'estive. Ceux-ci montaient alors progressivement en altitude, stationnant à chaque « étage » montagnard pour brouter l'herbe nouvelle. Les stations intermédiaires de « montagnettes » voyaient ainsi passer deux fois les troupeaux : au printemps lors de leur montée et en automne pour brouter une deuxième fois l'herbe repoussée pendant l'été. La ruine de cette grange témoigne d'un changement important dans cette pratique pastorale : aujourd'hui les troupeaux montent presque directement de la vallée à l'alpage à plus de 2000 mètres d'altitude et les montagnettes sont pour beaucoup délaissées. Les pâturages offrent désormais leur nourriture aux mammifères sauvages : les étagnes, les femelles bouquetins, affectionnent ainsi particulièrement le replat en herbe au centre de l'image pour mettre bas leur petit. (France Harvois, 2009)