Vue générale des Menuires : clocher, barres d'immeubles et boisements forestiers épars. Au fond au centre, le Roc des Trois Marches. En bas à gauche, piste de ski, route RD117 et poste électrique. Prise de vue en direction du nord-est, depuis le bar-restaurant "Chalet de la Masse" (anciennement "3V"), le Jettay, les Menuires, Les Belleville.
2007 (01 octobre)
2010 (08 octobre)
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2017
Présentation
Une barre d'immeuble tire un trait au pied d'une pente en surplomb de la station des Menuires. Vue imprenable sans doute sur la vallée depuis les balcons ensoleillés de cet ensemble du Brelin, mais sans doute aussi une sensation de ne pas avoir vraiment quitté la ville. Cette photographie nous montre une architecture typique des années 60 : des barres et des tours qui à la même époque couvrent tout le pays. Les Menuires est une station dite « intégrée » de troisième génération, une ville nouvelle construite de toutes pièces en pleine montagne dont l'urbanisme est entièrement conçu avant sa création. Elle est la seule station intégrée française à avoir été portée par les capitaux publics de la Caisse des Dépôts et Consignations. C'est une équipe parisienne d'architectes, celle de Douillet et Maneval, qui remporte en 1964 le concours d'architecture. L'étude géologique révèlera des versants instables et imposera de construire les immeubles en les dispersant dans l'espace. Au fil des extensions, Les Menuires glisse vers l'éclectisme et l'hétérogénéité architecturale. La station y gagnera le surnom de « Sarcelles des neiges ». « La civilisation des loisirs » se transcrit par une urbanisation sur laquelle la commune de Saint-Martin de Belleville, support des stations des Ménuires et de Val Thorens, aura bien du mal à revenir. En 1988 lors de projets d'extension de la station, on continue à proposer de nouvelles tours, rejetées par le conseil municipal. Pour atténuer la froideur de cette pente 200 000 arbres - des pins cembro surtout - seront plantés et en 2000 un clocher et une église édifiés, ici au centre de l'image. Dans le même temps, la mairie intervient sur les espaces publics pour recréer une ambiance villageoise, comme pour conquérir une histoire locale encore à écrire. (France Harvois, 2009)