L'alpage de la Glière, avec de gauche à droite : la Grande Aiguille de la Glière (3392 mètres), la Petite Aiguille de la Glière (3322 mètres), l'Épéna (3421 mètres), la Grande Casse à l'arrière-plan (3855 mètres) et l'Aiguille de la Vanoise (2796 mètres) à droite.
09/06/2007
19/06/2008
09/06/2007
19/06/2008
25/06/2011
28/06/2014
07/06/2017
Présentation
Au-dessus du refuge des Barmettes commence l'alpage de la Glière, célèbre dès le XIXe siècle pour ses chalets et ses murets de pierre sèche qui bordent l'ancien itinéraire de la route du sel. Du XIIIe siècle jusque vers 1860, cette piste muletière permettait d'acheminer le sel extrait aux Salines de Moûtiers, plus bas dans la vallée, vers la Maurienne par le Col de la Vanoise. Et de Maurienne vers le Piémont italien. Elle a gardé de cet usage par les animaux un tracé caractéristique en lacets larges qui permet de ravitailler le refuge du Col de la Vanoise en 4x4. Ce sentier est aujourd'hui un des itinéraires les plus fréquentés du Parc. Les murets du premier plan, effondrés, ont été remontés dans le cadre d'un chantier pilote pour transmettre la technique de construction traditionnelle en pierre sèche c'est-à-dire sans mortier ajouté. C'est que les savoir-faire traditionnels se sont dilués puis perdus dans l'exode rural et les deux guerres mondiales. Ces ruptures historiques se lisent aussi dans les toits : toit de lauzes (pierres plates) anciennes en second plan, toit d'appareillage plus récent venant d'Italie. Car si le savoir-faire de pose a perduré sur l'autre versant des Alpes, il s'est en grande partie perdu en France durant le XXe siècle. Enfin sur l'extension de droite, un toit de tôle, matériau courant depuis son apparition il y a 50 ans sur les bâtiments agricoles mais aussi sur les habitations. L'automne, les génisses pâturent encore cet alpage de la Glière, à deux pas du cœur du Parc. La zone est aussi d'une très grande variété géologique : le calcaire y côtoie la quartzite et les calcschistes. (France Harvois, 2009)
Témoignages
• PNV, Alexandre Garnier, Christophe Gotti, Frantz Storck : Route du sel, côté Pralognan, un des itinéraires les plus fréquentés. Les murets effondrés ont été refaits récemment en chantier pilote d’appareillage de pierre sèche traditionnelle. Trois types de toit : Tôle, dans le fond un toit ancien en appareillage traditionnel de lauze locale. En avant appareillage récent de type « pseudo-lauze » venant d’Italie. Secteur affleurant le cœur du Parc. Grande diversité écologique : calcaire, quartzite, calcschistes. Pâturages d’automne par des génisses. (recueilli par Caroline Mollie, 2008)